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La cour des enfants du centre psychothérapique Winnicott.
Dans quelques jours, une cabane en bois, des vélos et des trottinettes viendront compléter, puis animer ce joli cadre de verdure. Photo Olivier TOUSSAINT

Lundi, une trentaine de membres du personnel de quatre structures délocalisées de l’hôpital de Jury feront aussi leur rentrée. Cette fois-ci dans leur nouveau bâtiment, à l’angle de l’avenue de Strasbourg et de la rue Paul-Langevin, à Metz-Queuleu, à quelques dizaines de mètres à vol d’oiseau de la piscine Belletanche. Le mobilier et le matériel seront installés, ils n’auront plus qu’à remplir les tiroirs des bureaux et classer les dossiers des patients. Ils auront une petite semaine pour s’imprégner de leur nouvel espace de travail neuf et contemporain, à la conception architecturale singulière.

Le centre ouvrira au public lundi 11 septembre. Il rassemblera l’hôpital de jour de psychiatrie infanto-juvénile de la rue des Treize, le centre médico-psychologique Winnicott de l’avenue Leclerc-de-Hauteclocque, et, pour les adultes, les centres médico-psychologiques de la rue de Tivoli à Queuleu et du boulevard d’Alsace à Borny. Le tout deviendra, pour la partie infanto-juvénile, centre psychothérapique Winnicott ; et pour le public adulte, centre de santé mentale Paul-Langevin. Un patio et des zones communes aux personnels séparent les espaces enfants et adultes. Les deux publics ne devraient jamais être amenés à se côtoyer.

Une décennie dans les cartons
Le chantier de ce bâtiment et ses 2 100 m² de plancher a commencé en septembre 2015, après que le projet a passé près d’une décennie dans les cartons du centre hospitalier de Jury. Depuis, le cabinet strasbourgeois Richter Architectes et la société Demathieu Bard, maître d’œuvre, ont mené un chantier d’exception auquel a été associée une démarche artistique. « Pour l’entreprise Demathieu Bard et le maître d’ouvrage, comme pour nous, ce chantier a été un laboratoire », résume Julien-Pierre Normand, l’architecte. « Nous sommes dans un environnement de concessionnaires et de stations-service, et quand nous avons imaginé ce projet, nous avons souhaité un bâtiment, en lisière de forêt, qui se referme sur lui-même, avec une coque pour protéger l’intérieur et les personnes. Dedans, nous avons développé une logique de patios qui apportent de la lumière sans les regards extérieurs. »

Une intervention artistique
La commande du projet à 8 M€ était accompagnée d’une intervention de l’artiste parisien Grégoire Hespel. Le peintre a laissé sa patte sur l’enveloppe extérieure. Au fur et à mesure que le béton sortait de terre, il l’a désactivé au Kärcher©, selon la méthode de l’hydrosablage. Des petits cailloux du béton, teinté dans la masse en vert, apparaissent ici et là de façon anarchique. Une lasure amplifie l’effet mouillé du béton, toujours lumineux peu importe la couleur du ciel. Parmi les quatre structures délocalisées de l’hôpital de Jury, jusqu’ici éparpillées dans Metz, deux d’entre elles étaient en location. Le 1er octobre, le centre médical des addictions, ex-centre Baudelaire de la rue Serpenoise, s’ouvrira dans les locaux de la rue Tivoli. Pour ceux de la rue des Treize, la direction de Jury a des projets, pas encore actés.

Cécile PERROT
extrait du RL du 31/08/2017
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