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Le centre hospitalier reste un des éléments fondamentaux de la réorganisation de la santé mentale en Moselle qui s’appuie sur le centre hospitalier de Lorquin et le CHR de Metz-Thionville et son site de Mercy.

2016 a été une année forte en matière de restructuration de la psychiatrie et 2018 sera celle de son application. Photo Marc WIRTZ
La tradition des vœux est porteuse de changements au centre hospitalier spécialisé de Jury. Une entité directement impactée par la réorganisation profonde de l’offre psychiatrique en Moselle, voulue par l’agence régionale de santé (ARS) et destinée à corriger des incohérences dont la plus évidente concerne le cas de l’hôpital d’Hayange dont le service d’accueil psychiatrique est accessible aux Thionvillois, mais pas aux Hayangeois contraints de suivre les flèches jusqu’au centre hospitalier de Jury. Un trajet qu’ils n’auront plus à subir et pourront se faire soigner sur place.

Cela va changer après « une année 2016 forte en matière de restructuration de la psychiatrie en Moselle », relève de directeur de Jury, Olivier Astier, également à la tête de l’hôpital de Lorquin. Les deux sont d’ailleurs appelés à ne faire plus qu’un. Uniquement sur le papier, parce qu’ils ne disparaîtront pas demain du paysage. Bien au contraire, ils sont des éléments solides de la nouvelle organisation des soins psychiatriques mise en place en 2018.

« Un projet construit par les praticiens », souligne Olivier Astier et qui dessine, sur la carte, un triangle dont les pointes prévoient de s’appuyer sur l’hôpital de Mercy du CHR de Metz-Thionville. Il devient le sas des urgences du dispositif de santé mentale dans le département. Accessible 7 J/7 et 24 heures/24, il va se voir greffer deux bâtiments dont l’un sera centre d’accueil et de crise complété par une unité d’orientation de 20 lits. L’autre abritera une unité d’hospitalisation pour les adolescents et le plateau de consultations en psychogériatrie. La prise en charge en ambulatoire en psychiatrie générale et celle des addictions seront également organisées sur ce site où médecine psychiatrique et médecine somatiques se rejoignent. Une réunion qui pourrait peut-être aider au recrutement de praticiens. Il en manque.

Le nouveau triangle psychiatrique se referme sur ses deux pointes de Jury et Lorquin. À Jury 20 M€ sont injectés dans la reconstruction de 90 lits d’hospitalisation sous contrainte dont 30 sont transférés de Lorquin qui n’est pas déshabillé pour autant parce qu’il devient le pôle de référence pour la prise en charge du handicap psychique et de l’accueil au long cours. Tout cela passe évidemment par quelques dépenses. Une facture de 47 M€ sur l’ensemble des sites, a compté la présidente du conseil de surveillance et représentante du conseil départemental, Martine Gillard, dont 11 M€ sont apportés par l’ARS a détaillé son délégué territorial, Michel Mulic.

Le centre hospitalier (CH) de Jury est une petite ville dans la ville avec, pour le moment, 349 lits d’hospitalisation complète dont une très forte majorité tournée vers l’hospitalisation adulte. Le reste, 30 lits, est partagé à parts égales entre un centre d’accueil et de crise, un service de soins en addictologie et une unité d’hospitalisation pour adolescents. Ce détail, valable entre les murs, ne compte pas les unités exerçant à l’extérieur du site. Le CH voit passer la population d’une petite ville. Près de 11 000 personnes par an.

La médecine générale a-t-elle contaminé sa sœur psychiatrique ?
Le manque de médecins est aussi « viral » dans les deux secteurs. Aucun n’a filé ses miasmes à l’autre.
« La psychiatrie souffre des mêmes difficultés que les autres spécialités médicales en termes de démographie et de répartition territoriale », disait déjà le rapport déposé en avril 2009 par le sénateur du Vaucluse Alain Milon. L’observation reste valable parce que ça n’a pas changé depuis. La réorganisation de la psychiatrie : « un projet construit par les praticiens. »
RL 23/01/2017
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