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Quelques jours avant son départ pour un nouveau poste à Marseille, Claude d’Harcourt, directeur général de l’Agence régionale de santé de Lorraine a bouclé le dossier sensible de la psychiatrie en Moselle. Le découpage, historiquement organisé en quatre secteurs, présente quelques incohérences. La plus criante est la situation de Hayange, dont l’hôpital compte un service d’accueil psychiatrique accessible aux Thionvillois mais pas aux Hayangeois, étrangement réorientés vers le CHS de Jury dans les environs de Metz. Ubuesque.


Manque de psychiatres
D’autres paramètres ont présidé à la réorganisation qui entrera en vigueur à compter de 2018. La démographie médicale est l’un d’eux avec une difficulté persistante de recruter des psychiatres dans le département et plus particulièrement dans certains secteurs, dont Lorquin.

Les artisans de ce plan de réorganisation ont également pris en compte la nécessité de rapprochement de la psychiatrique générale et du somatique. Il est en effet moins stigmatisant d’aller dans un ensemble hospitalier classique quand on souffre de dépression légère, de troubles de l’alimentation ou quand il s’agit de faire une démarche pour un adolescent en souffrance. Se diriger tout droit vers un hôpital psychiatrique peut effrayer, voire dissuader.

Redistribution des rôles
Tout ceci pris en compte donne un plan applicable à partir de 2018, qui comprend une redistribution des rôles entre les trois grands pôles que seront : l’hôpital de Mercy pour la psychiatrie générale ; le CHS de Jury pour les placements sous contraintes ; Lorquin pour l’hospitalisation au long cours, qui requiert une présence plus réduite de psychiatres.

Le centre hospitalier de Sarreguemines n’est pour le moment pas intégré à ce réseau et conserve ses prérogatives actuelles. Les hôpitaux publics de Saint-Avold, Sarrebourg et Hayange jouent leur rôle d’accueil psychiatrique de proximité. Ce dernier sera en mesure de recevoir, enfin, les habitants de Hayange qui ne seront plus systématiquement renvoyés vers Metz.
Ces transferts de compétences sont confortés par un plan d’investissement sur 10 ans de 74 millions d’euros dont 45 pour des réalisations dans un délai de 3 à 5 ans.

Deux bâtiments seront construits sur le site de Mercy et d’importants aménagements sont programmés sur le site de Jury.
Hors investissements publics, une clinique psychiatrique privée sera ouverte en 2018 à Thionville, qui souffre d’un déficit chronique dans ce secteur depuis la fermeture de Beauregard.
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