Enfant, ado ou parent, on est tous concernés par les questions de santé mentale. Pour en savoir plus sur le baby blues, la dépression, les troubles psychiques ou le cyber-harcèlement, rendez-vous à Metz du 12 au 25 mars.

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Les Semaines d’information sur la santé mentale auront pour thème la parentalité et l’enfance. L’événement est porté localement par le Conseil local de santé mentale (CLSM) représenté par l’adjointe Christine Morel (de droite à gauche), Véronique Kneib, directrice adjointe du centre hospitalier de Jury, Emmanuelle Brichler, cadre santé à l’hôpital de jour pour enfant de Jury, Stéphane Tinnes-Kraemer, coordinateur du CLSM, et Robert Teutsch, délégué Moselle de l’Unafam. Photo Karim SIARI.

En France, un enfant sur huit serait concerné par un trouble psychique (Selon l’Inserm 2003). Et avec lui, sa famille, son école, ses copains. Et plus tard son employeur, son bailleur, le chauffeur de bus, la société dans son ensemble.
« On est tous concernés par la santé mentale », intervient Christine Morel, adjointe à la santé à Metz. En novembre dernier, elle a signé le contrat local de santé mentale (CLSM) à Metz. C’est dans ce cadre et avec de nombreux partenaires dont l’UNAFAM (association d’usagers), le Centre hospitalier de Jury et l’ARS-Grand-Est que se déclinent, à Metz, les Semaines nationales d’information sur la santé mentale (SISM) du 12 au 25 mars. Cette 29e édition est dédiée à la parentalité et à l’enfance. Une quinzaine de rendez-vous sont proposés au grand public.

C’est quoi la santé mentale ?

« C’est ce qui permet de définir le bien-être psychique d’une personne », explique Robert Teutsch, délégué départementale de l’UNAFAM (Union nationale des amis et familles de malades psychiques).
« Il y a des personnes atteintes d’une maladie psychique (par exemple la schizophréniques, les troubles bipolaires, les troubles obsessionnels compulsifs). D’autres personnes peuvent connaître une détresse psychique comme la dépression ou un baby blues qui s’installerait dans le temps ».
Et puis, il y a "la santé mentale positive" selon la définition de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) pour qui « une bonne santé mentale est la capacité à surmonter les tensions de la vie, à conserver une confiance en soi. On considère l’individu dans son environnement social et environnemental », soulève Christine Morel.

Savoir, c’est avoir moins peur

« Connaître, c’est ne plus avoir peur, c’est ne plus stigmatiser », appuie Véronique Kneib, directrice adjointe du centre hospitalier de Jury et de Lorquin. Les semaines d’information ont cette vocation : « S’informer, réfléchir, rencontrer ». On parlera d’autisme, de l’arrivée d’un bébé, de la dépression des ados ou encore de notre capacité à l’empathie. On viendra s’informer lors d’une séance au cinéma, au musée ou autour d’une table. Et l’on reviendra avec un réseau, des pistes d’action, des numéros de téléphone. Par exemple celui de l’Unafam ( 06 42 39 83 77 ). « Nous accompagnons les familles et les proches de personnes atteintes de schizophrénie. L’une de nos actions est d’assurer une permanence téléphonique. Les parents nous appellent quand leur enfant casse tout à la maison ou se met à courir tout nu. Dans 25 % des cas, on organise un entretien avec eux à Metz avec des bénévoles formés. Dans tous les cas, cela les apaise de parler et de ne pas être seuls », témoigne Robert Teutsch.

À Metz, plus d’une centaine de partenaires agissent sur la question de la santé mentale.


Tous concernés par la santé mentale
Une quinzaine de rencontres (la plupart gratuites) sont proposées à Metz du lundi 12 mars au dimanche 25 mars.
Voici trois exemples :

Ciné-débat  : Mathilde et la douce folie de sa maman
Le 12 mars à 20 h, le cinéma Caméo Ariel de Metz projette "Demain et tous les autres jours", un film de Noémie Lvovski. Il s’agit de Mathilde, 9 ans, et de son histoire d’amour avec sa maman, une personne fragile à la frontière de la folie. La projection sera suivie d’un échange proposé par l’Unafam de Moselle avec le Dr Olivier Scarpa, psychiatre, chef du centre hospitalier de Jury et le Dr Michelle François, directrice médicale du centre médico-psycho-pédagogique Nord de Moselle. Prix d’une séance. Contact  : 57unafam.org

Bébé arrive  : avis de tempête
Le 15 mars, de 18 h à 20 h, le grand public est invité à la ludothèque Maison de l’Amphithéâtre (2 rue Hisette à Metz) pour la projection du film documentaire "L’autre naissance" de Chloé Guerber-Cahuzac. «  On vit dans une société où tout doit être parfait. D’autant plus lors de l’arrivée d’un bébé  », signale l’adjointe Christine Morel. Or, peu de femmes osent dire leur impossibilité à devenir à leurs propres yeux une vraie mère… La séance sera suivie d’un débat avec les professionnels du service de PMI (protection maternelle et infantile) du Département. Entrée libre.

Harcèlement et cyber harcèlement  : comment agir  ?
Votre ado a changé. Il est devenu angoissé, ou agressif, insomniaque, il ne parle plus. «  C’est souvent l’équipe pédagogique de son établissement scolaire qui signale le problème. Ou le médecin qui comprend qu’il s’agit d’autre chose qu’une "crise" d’adolescence  », décrypte Robert Teutsch, délégué départemental de l’Unafam.
Le 13 mars à 18 h, les parents (et leurs ados) ont rendez-vous à la salle des parents du collège Rabelais (29, rue Saint-Bernard à Metz) pour un temps d’échange et d’information avec l’association La Passerelle. Les jeunes peuvent aussi se rendre à la Maison des adolescents de Metz au 7, rue Harelle, près de l’avenue Foch (03 87 18 44 22). Il existe aussi plusieurs Centres médico-psycho pédagogiques vers lesquels se tourner à Metz. L’antenne de Borny, par exemple, est située 6, rue d’Anjou (03 87 75 07 32).

Tout le programme des Semaines d’information sur la santé mentale à Metz  : http://sante-mentale-territoire-messin.fr/
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