À l’occasion de la journée mondiale contre le sida, les associations et professionnels de la santé se sont mobilisés toute la journée d’hier à Thionville.

L’objectif : informer, encore et toujours, sur la maladie et sa prévention.
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Les membres de l’association Aides proposaient hier, rue de Paris, un dépistage confidentiel, anonyme, rapide et gratuit. Photo Julio PELAEZ.
Le centre de soins et d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) Baudelaire et le centre drogues info services Edison avaient dressé un stand hier matin dans les allées commerciales du centre Capucin, à quelques mètres du supermarché.
 
L’endroit n’avait pas été choisi par hasard.« C’est l’endroit où les jeunes de Thionville viennent chercher leur déjeuner. Il y a donc du passage… », glisse malicieusement Suzie, infirmière et membre active du centre Baudelaire. Ça tombe bien, l’action d’information et de prévention leur est principalement destinée. « On leur a préparé un questionnaire spécialement à leur attention, pour voir où ils en sont, aujourd’hui, sur la ques tion du sida », poursuit Mathilde, conseillère en économie sociale et familiale.
 
« Les lycéens sont demandeurs de ce genre d’action », rapporte Suzie. Les spécialistes de santé profitent également de l’occasion pour faire passer le message de l’importance sanitaire concernant les tatouages et autres piercings qui font de plus en plus d’adeptes auprès de cette tranche d’âge.
 
 Distribution de préservatifs masculins et féminins, échantillons de gel lubrifiant, prospectus sur les autres maladies sexuellement transmissibles, le mot d’ordre hier était de communiquer avec le plus grand nombre.
Du jeune qui leur a avoué candidement qu’il ne savait pas que l « le sexe oral pouvait être à risque » à ces grands-parents qui, « préférant prévenir que guérir », ont « promis de déposer de la doc et quelques préservatifs sous le sapin pour leurs petits-enfants. » Enfin, pas si petits que ça… Pour les plus grands, les intervenants commencent, et c’est nouveau, à évoquer les nouveaux traitements de pré-expostion et de post-exposition en cas de comportements sexuels à risques.
 
En complément de ce stand de prévention, l’association Aides avait, pour sa part, garé hier sa camionnette rue de Paris. « On propose ici un dépistage rapide et gratuit du VIH et de l’hépatite C. On prélève quelques gouttes de sang, comme pour mesurer la glycémie, et le résultat est immédiat », explique Matthieu, l’un des référents de l’assoc’. « Ce dépistage est proposé dans le cadre d’une discussion plus large sur la sexualité, la consommation de produits psychoactifs et la prévention », prévient Mathieu. « L’année dernière, 5 à 6 dépistages avaient été ainsi été effectués. Mais au final, ce n’est pas le plus important.
L’objectif c’est de montrer qu’on est là et qu’il y a encore des combats à mener aujourd’hui, comme la "sérophobie" ou la peur des malades séropositifs. »
 
extrait du RL du 16/10/2017
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