Autisme : sanitaire et médico-social coopèrent pour apporter une réponse coordonnée à Metz

PARIS, 5 juin 2018 (APMnews) - Une association médico-sociale et le centre hospitalier de Jury-les-Metz (Moselle), spécialisé en psychiatrie, se sont associés pour créer en 2014 un service d'éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad) et ainsi apporter une réponse plus "cohérente et coordonnée" dans le domaine de l'autisme, ont rapporté mercredi les responsables du service lors d'une table ronde de la Paris Healthcare Week.

Pourquoi y a-t-il de plus en plus de patients à Jury ?

En un an, le nombre de patients à l’hôpital psychiatrique de Jury a augmenté de 4,5 %. Les hospitalisations non consenties sont elles aussi plus nombreuses. Christophe Schmitt, président de la CME, donne un début d’explication.

 Pourquoi y a-t-il de plus en plus de patients à Jury ? En un an, le nombre de patients à l’hôpital psychiatrique de Jury a augmenté de 4,5 %. Les hospitalisations non consenties sont elles aussi plus nombreuses. Christophe Schmitt, président de la CME, donne un début d’explication. JPG - 60.1 ko Les soins prodigués au centre hospitalier spécialisé de Jury sont complétés dans des services délocalisés, aux Urgences de Mercy ou dans les centres médico-psychologiques. Photo Gilles WIRTZ Le centre hospitalier spécialisé de Jury a accueilli 11 392 patients sur l’ensemble de l’année 2015. C’est 4,5 % de plus que l’an passé. Et sur 111 655 journées d’hospitalisation, 28 093 l’ont été sans consentement du patient. Qu’est-ce qui explique cette évolution ? De nouvelles pathologies « Suite aux attentats, nous avons vu arriver un certain nombre de patients qui n’avaient pas été personnellement concernés mais qui, par ricochet, étaient rongés par un stress notable, explique Christophe Schmitt, président de la commission médicale d’établissement (CME). C’est un phénomène qui reste marginal, mais il est perceptible. Globalement, la société est très anxiogène. » Le spécialiste évoque aussi la « problématique de la déradicalisation » : « Nous voyons des personnes très inquiètes d’un changement de comportement chez leurs enfants. Elles espèrent qu’on puisse faire quelque chose pour eux. Ça ne relève pas à proprement parler de la maladie mentale, mais elles n’ont personne d’autre vers qui se tourner ». Ajoutons à ça les problèmes de phobies et d’addictions, et le fait que « les gens vivent relativement isolés, ce qui n’aide pas quand on commence à aller mal ». Un manque de lits disponibles Sur le site de Jury, on compte 300 lits disponibles. Mais il arrive fréquemment que le nombre de patients nécessitant une hospitalisation soit supérieur. Le personnel médical doit alors partir en quête d’une place, « qui se trouve parfois à 200 km de là ». Cette problématique explique en partie le nombre d’internements sans consentement. « Nous sommes parfois à la frontière de l’hospitalisation consentie ou pas , éclaire Christophe Schmitt. Admettons qu’on a réussi à convaincre une personne très suicidaire d’être hospitalisée, mais qu’on sent bien que cet accord ne tient qu’à un fil. Le seul lit disponible se trouve à Dijon… À mon sens, il est alors préférable de le faire entrer dans le cadre de l’hospitalisation non consentie. Dans ce cas de figure, on est obligé de lui trouver prioritairement une place dans le secteur proche. Ça va plus vite et il y a moins de risque qu’il change d’avis et se retrouve livré à lui-même. » Le trop faible nombre de psychiatres libéraux Le chiffre de 11 392 patients ne concerne pas seulement l’hôpital de Jury mais également les Urgences à Mercy, les centres médico-psychologiques (CMP) disséminés sur tout le territoire. Or, par manque de psychiatres libéraux à consulter, il n’est pas rare que certains patients arrivent aux Urgences psychiatriques alors que leur situation ne présente pas de caractère d’urgence. Ils n’entrent pas moins dans les statistiques globales de Jury. Le faible nombre de psychiatres en ville – « qui, souvent, ne peuvent plus suivre de nouveaux patients et ne répondent même plus au téléphone » – induit un autre problème : ils ne peuvent pas désamorcer une crise. Sans accompagnement – ou traitement – adéquat, le patient va connaître une crise qui, ce coup-ci, nécessite réellement une hospitalisation. « Et cette pénurie de psychiatres va encore empirer pendant au moins cinq ans , soupire Christophe Schmitt. Selon les prévisions de l’Agence régionale de santé, en 2030, la région retrouvera ses effectifs de 2006. Mais en 2020, on sera au creux de la vague, il va falloir tenir bon. » Marie KOENIG.

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Psychiatrie : des pistes de réorganisation

Un rapport remis à l’Agence régionale de santé préconise de réorganiser les soins psychiatriques en Moselle.

Il est notamment question de délocalisation et de création d’un établissement privé à Thionville.

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L’entrée au domicile des autistes

L'action conjuguée du Comité Mosellan de sauvegarde de l'enfance, de l'adolescence et des adultes (CMSEA) et de l'hôpital de Jury a permis la création d'un service à domicile pour autistes. Il était attendu.

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Documentaire le monde d’en face : Planète Autisme

Le documentaire "Planète Autisme Santé"mettant en scène des professionnels du Pôle 3 de pédopsychiatrie ( CMP et Hôpital de jour) mais également de Paris, Tours et Sacramento en Californie a été diffusé sur FRANCE 5 TÉLÉVISION le 18 décembre 2012 à 20h35
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